Ouille. J'ai déjà mal à la tête en pensant à demain matin. C'est que j'arrive de ma marche et y'avait un message sur le répondeur. C'est RIHHHHHHHHAAARD, mon vieux pote de Thetford.
- T'es où ? Tu réponds pas ?... En tous cas, je pars, là. J'm'en va t'voir !
On s'était parlé ce matin, juste avant ma marche en fait. On avait convenu de reporter ça de quelques semaines, car, comme vous le savez, Coyote sans le sou pour l'instant. Surtout que LUI, il vient d'en faire, du $, en travaillant col (j'allais écrire : cool) bleu à Mtl. Deux jours à dormir dans son char dans une ruelle de l'ouest de la ville, à moins vingt, et à faire son 12 hres dans la dépanneuse à distribuer les tickets. Si vous êtes chanceux, vous avez peut-être vu sa signature sur un petit carbone rose glissé sous votre pare-brise. Il est comme ça, Rihhhhard, mon vieux pote de la Beauce : extrême. Des fois on part ensemble sur des nowhere, je vous raconte pas. On revient 4, 5 jours plus tard d'un endroit dont on a peine à se souvenir du nom ! Demandez à Chacal Brisebois ou encore à Chèvre hallucinée - le dernier coup qu'il est passé à Baie aux Corbeaux, à quelle heure on s'est couché tout le monde ?...
C'est lui : Rihhhhard. Le carcajou dément, qui vous défait un jeu de quilles comme vous ne pouvez même pas l'imaginer ! Et c'est chez-nous qu'il s'en vient à l'instant. Juste cinq heures et demie de route, avec un char sans clotche (il vient de la brûler, il y a deux mois...). Mais en ayant bien pris soin de me demander ce matin si le petit bar du coin, le Café des Artistes, serait ouvert ce soir... surtout que, précisa-t-il, il n'a pas bu une seule goutte depuis le 1 er, le jour de l'an. Soit tout juste après qu'il ait quitté Baie-aux-Corbeaux, à notre dernière rencontre, et qu'il nous laissât avec le ménage, un mal de tête tronconné et l'année qui commençait, disons, résolument du pied gauche. Donc c'est ce soir qu'il reprend goût à la vie, Carcajou, qu'il sort de son terrier pour vérifier s'il voit son ombre et recommencer sa ronde de mauvais coups - et à fumer par la même occasion.
Ayez quand même une petite pensée compatissante pour moi, ce soir, tout seul contre un ouragan, tentant à mon coprs défendant de minimiser les dégâts, de protéger la société.
À part de ça, je pense que je n'aurai plus tellement le choix, je vais être obligé d'aller me quérir un formulaire de demande d'aide sociale maudit saint simonac de &?%$%?$&%* !!!!!!!!!! Ah non, ah non, ah nooooooon !!!! Pas ça !! Faut que je trouve une autre solution. Pas eux-autres ! Nooooooooooooooooon !...
De la marde ! J'irai pas avant que le frigidaire soit vide !
-Hé ho ! La Providence ! Fuîîtttt ! Ouais, c'est ça ! Par ici !...
jeudi, janvier 20, 2005
Ouille ouyouille ! Alerte au Carcajou.
Publié par
Coyote inquiet
à
3:19 p.m.
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1 commentaire:
tu es un guerrier, vieux
come on
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