Je vous ai dit que je vous parlerais de Montréal...
J'ai vu et vécu cette semaine plusieurs choses qui m'ont enchanté, dégouté ou juste laissé perplexe.
Le plus cool fut sans doute le lancement du livre de Racoon, où une bonne partie de la blogosphère et des jeunauteurs québécois se trouvaient... Darnziak existe bel et bien et ne ressemble à aucun de ses p'tits bonhommes; sa blonde non plus. Basduck est vraiment jeunot et aussi chiâleux en personne qu'en blogue; Ikéaboy-Dompierre a les mêmes lunettes ou presque que dans feu-sa bande dessinée; Perrasite, Ed, Antoine Alto, Dickner, Mélika, Frenzy, Kafkadan... Ah, ça serait trop long nommer tout le monde qui y était, mais, comme vous l'avez sans doute lu sur d'autres blogues, ce fut une soirée fort agréable. Surtout qu'on pouvait tous admirer Brisebois, pour une fois, en train de travailler... Signer des dédicaces à la queue leue leue, la langue pendante, parvenant tout juste à s'enfiler une rasade par-ci par-là alors que tous nous buvions altruistement, en retrait, à sa santé et à son succès !
Autre point : ben... les cours. Sont trippants. Le monde, les profs aussi. Les filles, jolies. C'est cool, l'Uqam, finalement. C'est Montréal que j'ai trouvée plus bizarre, encore une fois... Je ne sais pas si c'est septembre qui affole les gens, la lente marche de l'hiver dans notre direction, comme une armée slave, une marée de difficultés ?... Les nouvelles, peut-être, qui ne sont pas si bonnes que ça ces temps-ci, à part le prix du baril ?... Peut-être aussi le fait de ne pas avoir de toit sur la tête ou tout juste de quoi manger pour certains... Je sais pas. Je sais juste qu'à ressentir ce que j'ai ressenti en voyant ces regards hagards, déboussolés, furieux parfois, que je croisais dans le quadrilatère du centre-ville (ouais, c'est pas le meilleur endroit pour tâter le pouls d'une population, vous me direz !), ou l'indifférence de ceux qui ont, ou encore les abois, le stress sans nom de ceux qui-ont-,-qui gagnent-,-mais-à-quel-prix-?, la rage et la fureur dans les yeux des protagonistes des deux bagarres sur lesquelles je suis tombé en deux jours de suite (une minuscule, à peine une engueulade, mais une autre - ouf ! comme je n'en ai pas vues souvent, pour ne pas dire jamais, à nulle part au Québec - presque dix minutes à grands coups de poings sur la gueule ou pieds dans le ventre !... Du beau spectacle. Très gracieux...), ben je me suis tout simplement dit, dans mon fort intérieur, qu'on était plus avancés que je ne l'aurais cru initialement vers cet espèce de point de fracture sociale où on s'achemine à grands pas, au pas de course je veux dire... Ce point sigma où l'édifice, trop contraint, s'effondre; où le tissus se déchire en un bruit sec d'os cassé...
C'est plate, hein, comme constat; et comme je voudrais croire le contraire ! que les choses s'améliorent, qu'on s'en va vers le mieux, du bon bord, qu'on a enfin compris, que les extrêmes ne vont pas continuer de s'éloigner, que le ciel ne nous tombera pas sur la tête, que les relations s'adoucissent, que les gens avancent à nouveau coude à coude en sautillant et chantonnant l'hymne en do majeur d'une nouvelle cohésion sociale, d'un sentiment d'appartenance et de participation collective, de justice pour tout le monde... Mais ce n'est pas le cas.
Vraiment pas.
Ce n'est pas Malraux (Gide ?) qui disait : "si la civilisation n'est pas dans le coeur de l'homme, elle n'est nulle part !" ?...
*
Bon ben, faut que je retourne à mon étude...
samedi, septembre 23, 2006
C'est vrai, j'oubliais... Montréal !
Publié par
Coyote inquiet
à
7:43 p.m.
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6 commentaires:
J'ai encore mal aux doigts.
Va falloir un de ces quatres que je t'invite en balade dans cette ville que j'aime profondément.
Montréal où tout est possible, ses ténébres brillent et ses lumières m'inspirent...
J'suis vendue je l'avoue! Une groupie fini...lol
Nancy
Va pas croire, gardienne, que je n'aime pas Montréal... J'y ai resté 12 ans, tout comme à Québec. Deux belles villes, avec chacune leurs forces, beautés, avantages... et inconvénients. C'est juste que je trouve à chaque séjour que tout s'y détérriore progressivement : les rues, l'ambiance, les rapports humains, le stress qui assiège les gens... Ça commence à sentir Paris, l'architecture en moins !
C'est pas jojo...
Oups, j'y SUIS resté 12 ans...
Comment ça «aussi jeune et chiâleux»?!? Hé!! Tu m'as à peine vu faire du vrai bashing live!
BOn, on s'en reparlera, d'ici là je dois te trouver une phrase de Jean-François Chassay (prof basheux de l'UQÀM qui écrit des livres douteux) au sujet de la ville..
Wouin Bas il a quand même dit que moi et mon amie on "a l'air" gentilles...
:P
lol
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