mercredi, janvier 18, 2006

Statistitite et lustre bleu

Me suis levé ce matin et avec les tac-a-tac comme des ongles dans la fenêtre, je pouvais facilement deviner qu'il faisait un temps de merde. Juste intuition. La commission scolaire a fermé; le transport, interrompu. Dans la maison de campagne oèu je loge, y'a une cour de quelques centaines de pieds. Recouverte de glace bleue. Je vous jure, se tenir debout tient de l'exploit. QUand je suis parti ce matin, une fois la descente entamée vers la route principale, je n'ai pu que contrôler vaguement la direction et apprécier la chance qui est la mienne de ne pas avoir percuté la boîte èa malle et, surtout, qu'aucun fardier n'ait croisé ma triomphale et involontaire arrivée sur la grand route... Un de ces jours, dans cette entrée-là, quelqu'un va y passer ! Mais Eh ! Sénor Meteo...

J'ai attendu une heure èa l'école, mais les portes sont demeurées closes, comme les lumières. Y'avait bien une école primaire juste en face oèu j'aurais pu aller terminer une job, mais - ho ! - c'est ça le travail organisé : on n'y va pas à l'improviste; on s'organise; on suit les règles, l'organigrame, les procédures. Donc, ô désespoir, j'ai été privé de travail tout en étant payé ce matin. Dur dur, les conditions. Mais je ne vais pas trop m'en plaindre, quand même. Surtout que par acquis de conscience, j'ai appelé le boss pour lui signaler la situation et aussi que l'école oèu je devais me rendre ce midi sera, elle aussi, fermée...

- Ben tu sais, y'a de l'ouvrage en masse ici au centre administratif et au Lab... Mais je ne voudrais pas qu'il t'arrive de quoi sur la route; je ne me le pardonnerais pas... (Ouin, moi non plus je-ne-te-le-ni-ne-me-le pardonnerais pas !...) Donc si les chemins sont dangereux, reste chez-vous pis tu seras payé pareil.

- Ouin, c'est plate, hein ! Mais je pense que je vais être obligé de rester ici ...

Donc congé. Comme quand qu'on sontaient jeunes !

Tiens je vais en profiter pour replonger tranquillement dans l'écriture, vu qu'avec pareille température, aussi bien oublier les marches ou toute activité extérieure. Un hic cependant : je dois retourner chercher mes outils dans une école visitée hier. Merde, ma distraction ne s'améliore guère avec les années.

Voilà pour le lustre bleu.

Pour la statistitite, ben j'ai développé l'accoutumance d'aller regarder la provenance de ceux qui visitent mon blogue. C'est marrant. Parfois, y'a de beaux noms d'endroits. Indépendance, Missouri. Ça sonne bien, me semble. J'imagine ça en Beauce, (rouge avant la naissance du Canada), entre St-Malachie et Ste-Margueurite ou St-Zacharie et Ste-Aurélie : Bienvenue à Indépendance, Beauce-Sud... Pas grand chance ! Rioja, Andalucia : iglou-iglou-iglou... il est des nôtres !... Mountain View, California : "Youhoo - Mountain Dew !" Et quelques autres, parfois, qui évoquent une image insolite, une pub ou autre.

Parlant de politique, je sais même pas oàu je suis répertorié, ou se trouve mon bureau de vote. Les responsables de la liste électorale ont perdu ma trace : Outaouais, Montréal, Kébek, B 5-Pol, quelque part entre ces points géographiques.. Hé, que voulez-vous ? quand notre vie est un modèle de stabilité ! Finalement, pas impossible que je m'abstienne de voter. Pas tant par conviction, comme A. Lemelin, que par adaptation à la situation. Canis Latrans is a very opportunistic and adaptative mammal...

Tiens, je vais aller me préparer des pâtes.

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