Beau et tiède à Kébek. Belle journée d'automne parée d'un boa d'érables oranges le long du Fleuve. Faut en profiter, c'est pas long ! C'est comme les coperins chevelus avec lesquels je me popote des omelettes depuis qqs jours : une autre nuit de gel et ça y'est - à l'an prochain les chapeaux ronds !
Pour un Québec lucide, faut tourner à droite. À droite toute !.... Oui mon Capitaine ! Remarquez, c'est partout dans le monde la tendance générale et on ne peut l'ignorer... Tous vers la sortie, la disco est en feu ! oh et puis - let's dance ! ting-ti-li-li-ling-ting-ting... tout le monde le fait : fais-le donc ! J'y pense : si on les tuait, les pauvres, y'en aurait plus de pauvreté ?!... merde que je suis lucide. D'avantage qu'eux ! et on ne me le demande même pas, mon avis lucide, mon acidus luvis...
Je voulais vous écrire un petite qqchose, mais j'ai rien à vous dire. Ça arrive, non, des fois ? Même à la tivi, ça leur arrive ! Et pis y sont payés crissement plusse que moi ! Donc faites pas trop vos bouches fines, vos oreiles décirées ! Ça prend pas avec moi.
J'ai fait wépawer Mazdalena... Wéssucitée... - MAGIE ! Et ç'a ne m'a à peine coûté que 500 $; c'Est formidable ! Quelle aubaine ! Tout est tellement bon marché, de nos jours ! Des pinottes. Quand je pense à tout ce que mes années d'université et d'expériences dans 47 secteurs m,apportent de dividendes... Faramineux... Une tankée de gaz et ça y'est : le budget est crevé pour deux semaines. Plusse la bouffe, la mal-bouffe, la bière, les tuyaux de poêle, les boîtes de kleenex... On n'est pas sorti du bois ! Je me demande comment je fais des fois pour être encore là, à marcher, debout - les deux jambes pas cassées je veux dire.
Parlant de sortir du bois. Ça y est. C'est l'ultimatum... enfin, ultimatum. C'est l'heure de la décision. Je dois donner ma réponse demain sans faute à mon boss. Mon contrat peut se prolonger de 14 sem. au salaire de crève-faim que je vous laisse imaginer. Salaire de crève-faim, mais salaire tout de même ! Sinon, c'est le chômage. Donc encore plus crève-faim. Le chômage, mais l'écriture peut-être... Replonger dans un livre; du moins essayer de réaliser l'exploit d'en récrire un au complet, avec tout ce que ça comporte de casse-tête et de difficultés. Et de pauvreté surtout. Je choisis le tiens, ou le deux tu l'auras ?...
Maintenant le positionnement géographico-affectif. Rester dans le fond du bois, pour écrire ? Ou retourner en ville, là où résident les gens que l'écriture et la réflexion intéressent... Ceux avec qui je m'adonne, quoi ! Mais quand c'est trop l'fun, ben on fait ce qui est l'fun. Par conséquant, le roman avance pas. On en a parlé, on se fortifie le mental, aiguise nos perceptions du réel sur la meule des discussions qu'on émousse aussitôt à grands coups de lime et de vodka. On fait du p.r. nec plusse ultra, on rotte de rire... Mais on n'écrit pas. On se retrouve avec le même nombre de pages à Noël, à la St-Valentin, au temps des sucres... Anyway, voyez le topo ? Et pour la maison, y'a un p'tit couple de Français avec un bébé qui arrivent dans la région et qui rêvent de rentrer dans ma tanière à la mi-novembre...
Ô toi, déchirure de l'inquiétude... Va donc jouer ailleurs maudit sacrément !
Parlant de maudit sacrément, j'ai encore rêvé à Renarde cette nuit. Et pas qu'une fois ! bordel, c'est à n'y rien comprendre. J'ai oublié cette histoire, cette fille de malheur; la guérison est avancée, mais mon foutu inconscient (ou subconscient) turlupine mes nuits sans arrêt avec la Mamoizelle... c'est quoi ce bordel phsychique ? On dirait le tape sans fin d'un mélotron. Merde, y'en a marre. J'en ai plus rien à foutre de cette nana, mais mon "ça" s'en sert toujours comme monnaie d'échange pour faire son chantage nocturne... C'est quoi la passe, Docteur Freunde ? merde, je veux yink dormir sans qu'elle revienne à chaque page onirique comme la fée clochette ! Décidément, m'en aura fait bavé, elle... Ça m'apprendra. À confondre l'éclat d'une âme avec l'effet du Collyre, entre autres choses.
Parlant d'yeux rouges, les miens sont blancs ce matin. M'est arrivé quelque chose d'étrange hier... Vers onze heures et demie, je ne m'endormais pas. J'ai décidé d'aller prendre une bière en ville. Yink une. Et devinez quoi ? C'est exactement ce qui s'est passé : une pinte, une seule; poutine Ashton et dodo... Le contraire de la sem. dernière quand j'ai rencontré Dieu Diesel et Racoon et Lagreff et ... au Boudoir, quoi ! J'ignore si c'est un effet propre à Kébek ou quelque chose de plus sérieux, comme la crise de la quarantaine. C'est assez sérieux du moins pour que je scrute l'évolution des symptômes, vous en conviendrez.
Bon ben, comme je vous disais, j'ai rien à vous dire ce matin. Fait beau dehors, le Fleuve est étale, ils annoncent de la pluie demain, j'ai tout mon ouvrage que j'ai apporté de là-bas et qui m'attend toujours avec une patience d'ange, le salaud ! j'ai des tuyaux de poêle à me dénicher... pis j'ai pas déjeûné.
Bon samedi matum, mes p'tits dwouggies !
PS. Hèye, Racoon, si t'es en ondes, fais-moi signe ! je descendrais vous voir à Baie Saints-Pauvres... J'ai des puces à secouer.
samedi, octobre 22, 2005
Samedi matum
Publié par
Coyote inquiet
à
11:29 a.m.
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