C'était le lancement d'Ed hier soir. Je voulais y aller, malgré mon humeur de misanthrope. De un, parce que j'avais dit que j'y allais. De deux, parce que c'est important pour un écrivain, publier un bouquin. De trois, pour voir la gang de tarés qui peuvent se délecter de ce genre de prose délétère et scandaleuse. Je voulais y aller, même si j'étais pas vraiment d'humeur à faire du social... Mais avec cette chiasse qui nous tombait dessus comme des larmes glacées, là, c'en faisait trop. Et Brisebois, et So, avec qui j'étais supposé y aller et pour qui j'avais popoté une pleine marmite de sauce à spag, ont perdu leur lift à cause de cette même tempête de boulettes de glace... Je sais pas ce que j'ai raté, sans doute un beau lancement, suivi d'un non moins impressionnant party j'imagine - ah ces écrivains ! vous en laissez trois dans le même bar et le patron se frotte les mains en salivant à la fermeture pâmé et contemplatif devant le montant des ventes de la soirée. Anyway, c'est ça qui est ça ! Un de raté. C'est rare que je swingue une prise...
Faut dire que ce matin, j'étais bien heureux de ne pas être lendemain de, quand il m'a fallu pelleter pendant près d'une heure, à la grosse pine, ces deux pieds de pesante glace que les charrues avaient déversé sur mon char pour le transformer en ridicule et inutile igloo... Surtout que je devais me rendre à St-Hyacinthe tôt pour participer à une clinique de karaté... Ouf ! Je donnais le dernier coup de pelle qu'il me semblait avoir fait suffisamment d'exercice pour une journée ou deux - déjà. Et je vous conte pas les chapelets de sacres. Wow, je maîtrise le sacre - d'une imagination de poète ! Des combinaisons inouïes ! qu'est-ce que ç'aurait été si j'avais été lendemain de ?... Enfin, préfère ne pas y penser. Pas très zen, quand je m'énerve contre l'hiver !
Heureusement, le reste de la journée fut autrement plus cool; j'ai bien dû apprendre 17 esquives et prises contre des attaques au couteau... Pas que ça serve vraiment dans la vie de tous les jours, mais juste que ça fait du bien de se défouler d'une semaine de merde en luttant au jiu-jitsu contre d'autres types qui feelent pareil... Enfin, huit bonnes heures de sueur à plein régime, ça fait quand même excréter quelques grammes de goudron et de nicotine des dernières soirées... On le sent après en marchant dans l'air humide, le souffle est plus ample et coulant, fluide. On est détendu aussi. Anyway.
On est allé bouffer toute la gang ensuite à l'hôtel des Seigneurs, une sorte de buffet sans limites dans un décor kitch, que j'ai reconnu en le voyant. Ben oui, au cours d'une élection où je suivais les journalistes et leur établissais à chaque escale une liaison satellite pour qu'ils puissent vous informer avec leur petits textes invariablement produits quelques minutes à peine avant l'heure de tombée, on s'était arrêtés là un soir. J'ai presque mangé à la même table. On a tous bouffé comme des Frisons - arrh ! arrgh ! miam ! slurp ! à coups d'aller-retours au buffet sous le regard dépité des serveurs et serveuses... Ben quoi ? Il est à volonté ce buffet, oui ou merde ?... ah ! vous aviez yink à pas nous laisser entrer ... Faut que ça bouffe, ces jeunes-là. Surtout que demain, les trois dernières ceintures de couleurs deviendront probablement noires elles aussi. Des 'tits jeunes de 18 20 ans. Déjà. Presque ému. Ça passe si vite. C'était blanche hier; demain, ça passe premier et deuxième dan... Quand on saluera Norm, lundi, on sera une vingtaine de noires en lignes devant notre sensei et ami, tous formés par lui. Et trois blanches. Leur troisième cours. Mais gageons qu'encore une fois, on n'aura le temps de rien voir, qu'à leur tour, ils passeront noires eux aussi. Ainsi va la vie.
Anyway, dodo. Quand même une bonne journée...
dimanche, février 03, 2008
Lancement d'Ed
Publié par
Coyote inquiet
à
12:16 a.m.
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