dimanche, octobre 08, 2006

Aller-retour Montréal

Aller-retour Montréal hier. Fête du neveu. Le plus jeune. Cinq ans déjà !...

Vous dire à quel point je cognais des clous, à une heure et demie du matin, sur la quarante, entre Trois-Rivières et Québec... Ouf !

J'ai passé près, là-bas, continuer vers l'Outaouais, la Petite-Nation, où on donnait un party d'adieu, de départ, en l'honneur de Lièvre avenant et Truite enjouée, qui quittent la région à leur tour (...). C'est pas l'envie d'y aller qui manquait, c'est sûr. Ç'a dû être un party colossal. Tout le monde devait y être (y compris Renarde, qui a bien dû se pointer sur cette scène taillée sur mesure pour son petit numéro de dame de coeur... - mais j'en n'avais rien à foutre), toute la compagnie, le who's who des bois de l'Ouest...

Et c'est là qu'était à mes yeux le problème. Dormir tout croche, quelques heures, en boule dans un sleeping-bag, dans une auto givrée par l'haleine glaciale d'une pleine lune vaporeuse; me réveiller maganné, pucké, à l'autre bout du Québec, presque en Ontario, et devoir refaire toute la route de retour dans cet état pour revenir - ben oui ! c'est sûr, ç'aurait marché !... - étudier ou travailler à l'ordi, machouiller en silence comme un bovin mes textes gratte-neuronnes ou pondre de nouvelles demandes de bourses du genre de celles que j'envoyais à Mme Calq (jadis, autrefois, quand je rêvais toujours de devenir un ZARTISSSE), avec qui (je vous l'ai déjà dit ?), j'ai longtemps correspondu : voilà la perspective qui me tentait moins !

Tout drôle... Comme un genre de "sagesse", inédite : "y va y avoir un demain, man !...", "ouch, mal de tête, bobo, t'en souviens pas ?...", "Tt l'as déjà essayé, pourtant !"... Puis la lumière fut : "non, j'y va pas, bon !"

Bizarre. Frais et dispos ce matin... midi. Pas d'excuses pour ne pas travailler, à part peut-être celle d'aller admirer les arbres ensanglantés qui titubent, épuisés de leur combat inégal contre le vent d'hiver, avant-garde aux oriflammes blanches qui les aura sous peu complètement et trop rapidement terrassés. Prendre l'air à grandes poffes. Ne même pas tousser. Être bien, santé, serein, yoga : plate. Plate, mais bien... Calme comme le Fleuve. Discrétion assurée.

Semble que j'aie eu la note de passage, cette fois.

N'empêche, c'est pas vraiment une leçon que j'aurai comprise du premier coup !...

1 commentaire:

Innée la poétesse du dimanche a dit...

Être Zartisssssssssssse!! Que tu en vives ou pas, que tu l'exploites ou pas, c'est là et tu n'y peux rien, c'est là... Pis ça prends une âme de zartisssse pour te balader entre Kuebec pis Mouréal pour une recherche à maitriser.... S'lut et bon lundi!

Miss Bordg