vendredi, octobre 08, 2010

Gaz de schiste, qui tire les ficelles ? (André Bouthillier, L'Aut' Journal)

Quoiqu'en disent l'Union des municipalités et les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le Parti Libéral n’a pas improvisé sa démarche d'exploitation des gaz de schiste ou de shale en territoire québécois. C’est un plan orchestré depuis longtemps.

Il faut se souvenir qu'Hydro-Québec avait préalablement reçu le mandat d’étudier et de voir au développement du pétrole et du gaz au Québec. Comment? Vous aviez déjà oublié? 1997, sous la gouverne du très conservateur et aide de camp de Mulroney, j’ai nommé le très « lucide » Lucien Bouchard.

Donc, le 1er janvier 1997, 40 ans après s’être départi du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec se portait acquéreur avec une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. Sitôt fait, Hydro-Québec passait sous le giron d'André Caillé qui, trois mois plus tôt, quittait le poste de PDG de Noverco pour devenir le principal dirigeant de la société d'État québécoise.

L’opération s'inscrivait dans une stratégie de convergence prônée par MM. Caillé et Bouchard afin de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain...

(... Suite)

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2556

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Tiens tiens tiens, le chat sort du sac ?...


(Merci à Dieudiesel pour le lien sur Twitter)

Gaz de schiste, qui tire les ficelles ? (André Bouthillier, L'Aut' Journal)

Quoiqu'en disent l'Union des municipalités et les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le Parti Libéral n’a pas improvisé sa démarche d'exploitation des gaz de schiste ou de shale en territoire québécois. C’est un plan orchestré depuis longtemps.

Il faut se souvenir qu'Hydro-Québec avait préalablement reçu le mandat d’étudier et de voir au développement du pétrole et du gaz au Québec. Comment? Vous aviez déjà oublié? 1997, sous la gouverne du très conservateur et aide de camp de Mulroney, j’ai nommé le très « lucide » Lucien Bouchard.

Donc, le 1er janvier 1997, 40 ans après s’être départi du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec se portait acquéreur avec une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. Sitôt fait, Hydro-Québec passait sous le giron d'André Caillé qui, trois mois plus tôt, quittait le poste de PDG de Noverco pour devenir le principal dirigeant de la société d'État québécoise.

L’opération s'inscrivait dans une stratégie de convergence prônée par MM. Caillé et Bouchard afin de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain...

(... Suite)

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2556

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Tiens tiens tiens, le chat sort du sac ?...


(Merci à Dieudiesel pour le lien sur Twitter)

jeudi, octobre 07, 2010

Stratégie de la médiocrité, 8 ), Noam ? Est-ce que ce pourrait aussi être la politique du nivellement par le bas ?...

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/201010/07/01-4330275-les-limites-de-la-mediocrite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4330267_article_POS1


Si le ministère de l'Éducation me désespère souvent, j'ai foi en l'enseignement quand je vois des professeurs de français entêtés comme Benoît Paquin. Des profs qui refusent de se complaire dans la médiocrité trop souvent cautionnée par le Ministère lorsqu'il est question de l'évaluation du français au secondaire. (Rima Elkouri, La Presse)

Benoît Paquin est professeur à l'école secondaire Jacques-Rousseau à Longueuil. Il aime beaucoup son travail. Mais comme bien des profs de français, il aime beaucoup moins la stratégie de nivellement par le bas souvent adoptée par le Ministère.

«Il y a des limites à la médiocrité.» C'est ce que s'est dit ce prof quand il a appris que les finissants de cinquième secondaire avaient droit, depuis le printemps 2010, à un nouvel examen ministériel aux exigences réduites. La rédaction d'un texte argumentatif étoffé avait alors été remplacée par la composition d'une simple lettre ouverte...

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Ou celui d'Ariane Lacoursière :

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201010/06/01-4330267-trop-facile-le-nouvel-examen-de-francais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1

Soupçonnant que la nouvelle épreuve uniforme de français de cinquième secondaire, imposée depuis juin dernier par le ministère de l'Éducation (MELS), était trop facile, un professeur de la rive-sud de Montréal a fait passer cet examen à ses élèves de quatrième secondaire le mois dernier. À sa grande surprise, la majorité de ses jeunes, qui ne maîtrisent en fait que les compétences de la troisième secondaire, ont réussi haut la main l'examen ministériel.

«Mes conclusions vont au-delà de ce à quoi je m'attendais. Le nouvel examen de cinquième secondaire a été réussi facilement par plusieurs de mes élèves qui n'avaient qu'un bagage de troisième secondaire... J'ai prouvé que la nouvelle épreuve est beaucoup trop facile», explique Benoît Paquin, qui enseigne le français en quatrième et cinquième secondaire à l'école secondaire Jacques-Rousseau à Longueuil.

En septembre, M. Paquin a demandé à ses nouveaux élèves de quatrième secondaire de composer un texte explicatif, comme ils ont appris à le faire en troisième secondaire, et d'y ajouter «un peu d'opinion». Il a d'abord corrigé ces textes en utilisant la grille de l'ancienne version de l'épreuve uniforme de français. Ses élèves ont ainsi obtenu une moyenne de seulement 57%.

Il a ensuite corrigé les textes de ses élèves en utilisant la grille du nouvel examen ministériel, imposé depuis juin. Résultat: les jeunes ont obtenu une moyenne de 72%...

Noam Chomsky en bref : les dix stratégies de manipulation des masses


Les dix stratégies de manipulation de masses

Noam Chomsky
Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.



Image by: thelast minute
PressenzaBoston, 9/21/10PRESSENZA Boston, 21/09/10

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions



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Ouch. Entendre des vérités qu'on préfère ne pas entendre égratigne toujours un peu les tympans...

mercredi, octobre 06, 2010

Sorry, I don't speak french (Émilie Dubreuil, Urbania)

Je vis dans un quartier branché, habité par des redingotes hassidiques, des robes de deuil portugaises et les jupes à «raz le plaisir» de filles venues de Toronto pour flâner indéfiniment dans nos rues accueillantes.

Il y a cent ans, le Mile End était une petite ville indépendante avec son hôtel de ville, son église et une population majoritairement canadienne française. Au détour de la Seconde Guerre mondiale, les Juifs sont venus s’y installer en si grand nombre que la langue parlée par la majorité était le Yiddish. Au cours des années 1970, les Italiens et les Portugais y ont peu à peu remplacés les Juifs partis s’installer dans l’ouest et ont ouvert des commerces. Si bien qu’on retrouve, chez nous, les meilleurs cafés Italiens, des épiceries portugaises, des boucheries hébraïques et les meilleurs bagels au monde. Un quartier formidable donc et qui attire, pour cette raison même, une nouvelle ethnie toute blanche : le Canadien anglais. Mais attention, pas n’importe quelle sorte : l’alter mondialiste/écolo/ conscientisé/ artiste/et curieux de tout…sauf de la société québécoise. Il y a quelques années déjà que j’étudie cette ethnie avec attention et je m’étonne encore de l’incontournable : «Sorry, I dont speak french» prononcés par des êtres aussi scolarisés qui disent avoir choisi de vivre à Montréal, P.Q. parce que la ville vibre distinctement de Toronto, Halifax, Calgary ou Vancouver...
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D'accord avec Émilie Dubreuil. Je trouve aussi qu'on n'accorde pas à nos langue et culture le respect qui leur est dû. Et c'est vrai dans le Mile End, sur le Plateau, dans Rosemont... et sous peu dans un dépanneur près de chez-vous.

vendredi, octobre 01, 2010

Autre son de cloche dans un registre rapproché

http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328683-ma-belle-province-tu-vieillis-mal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1


À part peut-être le manque de méfiance de M. Bolduc face à la fragilité du français et de notre culture face à l'anglais omniprésent, je retrouve le gros bon sens beauceron qui semble tant faire défaut ces temps-ci !...

mercredi, septembre 29, 2010