vendredi, mai 06, 2011

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jeudi, février 17, 2011

Wikidée --- wikidee.net

Mon dernier projet Web :

Wikidee.net - une plateforme francophone de questions / réponses sur tous les sujets et pour tout le monde.

Bienvenue à tous !





mardi, décembre 07, 2010

Gaz de schiste - au cas où vous ne l'auriez pas encore vu...

Un texte de Jacques B. Gélinas sur la loi des mines

L'INCROYABLE MAIS VÉRIDIQUE HISTOIRE DU «FREE MINING» AU QUÉBEC


On est tous coupables de ça. On est tous coupables

du comportement de la compagnie minière Osisko à Malartic,

car nous avons toléré trop longtemps

les abus de la Loi sur les mines.

Nicole Kirouac,

Comité de vigilance de Malartic


La Loi sur les mines du Québec repose sur le principe du free mining – exploitation minière libre - importé directement du Far West américain au XIXe siècle. Ce principe colonial donne à l'entreprise privée un accès libre au patrimoine minier du Québec. Libre de toutes contraintes sociales et environnementales et pratiquement libre de tout contrôle gouvernemental.

La Loi sur les mines prévaut sur un grand nombre d'autres lois qu'elle contredit et désavoue de moult façons. Elle entre en conflit avec la Loi sur le développement durable, avec la Loi sur les compétences municipales, avec la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, avec les droits constitutionnels des peuples autochtones, etc. Elle permet aussi d'échapper, dans la grande majorité des cas, à l'examen du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). À cela s'ajoute un abus tout aussi incroyable : la Loi sur les mines, que l'on peut qualifier de loi scélérate, bloque explicitement l'accès du public à toute information concernant les droits d'exploitation concédés à l'industrie minière (art. 215 et 228).

Bref, la Loi sur les mines endosse de facto le postulat – jamais démontré – que l'appropriation et l'exploitation «libres» de la ressource minérale par l'entreprise privée constituent ce qu'il y a de meilleur pour l'intérêt public. C'est en vertu de cette prise de position biaisée que le free mining a préséance absolue sur toutes les autres activités et utilisations du territoire. Voilà la vraie cause des abus dénoncés par Madame Kirouac et le Comité de vigilance de Malartic.


Une loi venue du Far West américain

Quand il s'est agit de réglementer l'exploitation minière au Canada et au Québec, les gouvernements se sont inspirés d'une législation californienne du milieu du XIXe siècle. En 1848, d'importants gisements d'or sont découverts en Californie, jusque-là territoire mexicain. Cette même année, les États-Unis achèvent la conquête de tout le Nord du Mexique, dont la Californie. C'est la continuation de la Conquête de l'Ouest, ce processus d'appropriation par la force d'un immense et riche territoire. Avant que la Californie ne devienne officiellement le 31e État des États-Unis, en 1850, ce lointain territoire se trouve pratiquement sans gouvernement et sans cadre législatif. C'est dans ce vide juridique d'un État en structuration que les 40 000 prospecteurs et aventuriers de cette première ruée vers l'or établissent leurs propres règles d'accès au précieux métal. C'est le principe du premier découvreur qui s'impose. Le premier occupant place un claim sur le territoire qu'il réclame, en plantant des piquets qui en délimitent les frontières. Quand au début des années 1860, les autorités gouvernementales seront en mesure de légiférer, la pression sera si forte qu'elles se croiront dans l'obligation de fonder la loi des mines sur les normes et coutumes en vigueur, soit le free mining ou libre accès.

Au Canada-Uni (issu de la fusion du Bas-Canada et du Haut-Canada en 1840), lorsque les autorités coloniales décident de légiférer, en 1864, le système de l'acquisition par claim, importé de la Californie, s'est déjà imposé dans toute la colonie. La Loi concernant les mines d'or, consacre tout simplement le principe du libre accès, nommé free entry par les législateurs. C'était avant la Confédération. L'Acte de l'Amérique britannique du Nord, promulguée en 1867, donne au Québec, devenue une province du nouveau Canada, pleine juridiction sur ses ressources minières. En 1880, alors que l'industrie minière a déjà pris une certaine ampleur, le gouvernement du Québec juge le moment venu d'instaurer une législation plus englobante. Les politiciens d'alors, dont certains ont des intérêts dans les mines, ne voient rien de mieux que de copier à la fois l'ancienne législation du Canada-Uni et celle en vigueur en Californie. C'est ainsi que la Loi générale des mines de Québec de 1880 consacre et légalise le principe du free mining.

Par la suite, tous les gouvernements du Québec, de Taschereau à Charest, en passant par Duplessis et Bouchard-Landry, préféreront se plier aux exigences et intérêts du puissant lobby minier plutôt que de déclarer ce riche patrimoine bien public inaliénable et d'en faire profiter l'ensemble de la nation.


Une incroyable facilité d'accaparement d'un bien public

Voilà pourquoi, dans le Québec d'aujourd'hui, pour acquérir un droit de propriété sur la ressource minière, une compagnie n'a qu'à placer un claim – réclamation - sur un territoire déterminé où elle croit pouvoir trouver de l'or, de l'argent, du fer, du zinc, du titane, du cuivre, des diamants ou autres métaux dont regorge le sous-sol québécois. Le claim équivaut à dire: «Je réclame le droit exclusif d'exploiter et de m'approprier la substance minérale que recèle ce terrain». Cette réclamation s'adresse au gouvernement, propriétaire en titre, au nom de la collectivité, de tout le sous-sol québécois. Automatiquement, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) acquiesce. La compagnie se trouve ainsi en possession d'un droit minier. Par la suite, elle obtient facilement du MRNF un bail minier ou une concession minière. Il s'agit d'un droit minier défini par la loi comme un droit de propriété «réel et immobilier» (article 9) sur tout le minerai qui se trouve dans le gisement.

Une compagnie peut placer un claim aussi bien sur les terres publics que sur un terrain privé. Un propriétaire ne peut s'opposer à l'intrusion sur son terrain d'un individu ou d'une entreprise en possession d'un droit minier. L'article 26 de la Loi stipule que «nul ne peut interdire ou rendre difficile l'accès à un terrain contenant des substances minérales». La compagnie n'a pas besoin d'informer le propriétaire ni d'obtenir son consentement pour y installer les infrastructures nécessaires à l'exploration et à l'exploitation. Si elle ne peut s'entendre à l'amiable avec celui-ci, elle peut l'exproprier.

On aura noté que la loi opère une distinction entre les droits de surface (droits fonciers) et les droits de sous-sol (droits tréfonciers). Comme le stipulaient les lois coloniales: le fonds est au seigneur, le tréfonds est au roi. Cette vieille tradition fait de toutes les ressources tréfoncières un bien public.

Comment s'obtient un claim? Par jalonnement ou plus simplement par «désignation sur carte». Le jalonnement consiste à jalonner le territoire réclamé, c'est-à-dire à planter aux quatre coins du terrain «claimé» des piquets munis d'une plaque bleue. Ces plaques s'acquièrent auprès du ministère au coût modique d'une piastre chacune. La désignation sur carte, devenue le principal mode d'acquisition, est beaucoup plus simple. C'est la méthode du click and claim facilitée par GESTIM, un site internet mis à disposition de l'industrie minière, en 2001, par le gouvernement du Parti québécois. L'attribution des claims se fait sur la base du premier arrivé, premier servi. Le coût est minime: 26$ pour moins de 25 hectares; 52$ pour un claim de 25 à 100 ha; 78$ pour plus de 100 ha.


Le Québec, un paradis pour les minières

En fait, c'est le même système ci-haut décrit qui s'est imposé partout en Amérique du Nord. Toutefois, étant donné la connivence légendaire qui s'est installée entre nos gouvernants et les barons de l'industrie minière, la loi québécoise sur les mines s'avère plus permissive que partout ailleurs. Les gouvernements des deux dernières décennies, tous imbus de l'idéologie néolibérale libre-échangiste, redoublent de zèle dans l'abandon de nous ressources au secteur privé.

L'Institut Fraser, un think tank très conservateur, réalise chaque année un sondage auprès des compagnies minières pour connaître leurs opinions concernant les législations les plus favorables à l'exploration et à l'exploitation dans les provinces et États de différents pays du monde. Dans ce palmarès, le Québec se classe régulièrement au premier rang. Petite exception en 2010: le Québec n'arrive qu'au troisième rang. Il s'agit d'un simple coup de semonce: l'industrie n'aime pas qu'à l'Assemblée nationale on discute de relever un brin les redevances... déjà minimes ou nulles.

En avril 2009, un rapport choc du Vérificateur général révèle des chiffres qui s'avéreraient incroyables, si nous n'étions habitués à nous laisser déposséder sans mot dire. De 2002 à 2008, les compagnies minières ont extrait du sol québécois des métaux pour une valeur de 17 milliards de dollars. Quatorze d'entre elles n'ont versé aucune redevance, et les autres n'ont remis au trésor public que 259 millions de dollars. Soit deux fois moins que ce qu'il en a coûté au gouvernement en infra-structures, en crédits d'impôt et en allégements fiscaux de toutes sortes.

La tragédie de Malartic, où des centaines de résidants ont été délogés de gré ou de force pour faire place à une mine d'or à ciel ouvert, est un cas emblématique des abus que permet la loi du Far West qui sévit au Québec. Incroyable mais vrai: avec l'approbation du gouvernement et la bénédiction du BAPE, la multinationale Osisko a «claimé» tout un quartier d'une ville...


Et le gaz de schiste?

Le pétrole et le gaz naturel tombe également sous la juridiction de la Loi sur les mines, que celle-ci considère comme des «substances minérales». Or, par substances minérales on entend non seulement les substances métalliques, mais aussi les substances organiques fossilisées, c'est-à-dire le pétrole et le gaz naturel (article 1). Cela explique pourquoi des compagnies, comme Talisman, fortes de la permissivité de la Loi sur les mines, peuvent se permettre d'explorer tout bonnement sur des terrains particuliers, sans la permission des propriétaires et sans même les en aviser. La loi leur permet aussi utiliser l'eau des alentours et même, au besoin, de dévier des cours d'eau.

L'exploitation du gaz de schiste comporte de nombreux problèmes et risques majeurs : utilisation et contamination de grandes quantités d'eau; injection de divers produits chimiques toxiques; émanation de gaz nocifs comme le radon et le méthane; usage industriel des meilleures terres agricoles, etc. Malgré ces risques, un gouvernement irresponsable a déjà octroyé, à l'insu du grand public, quelque 600 permis d'exploration à des multinationales. Il avait même soustrait cette industrie à tout évaluation d'impact environnemental. Mais durement sonné par les contestations que suscite l'effronterie des entrepreneurs, il vient de reculer... de toute évidence pour mieux avancer. En ce dimanche 29 août 2010, les deux ministres responsables des méfaits de la loi annoncent que le BAPE procédera à des audiences publiques sur l'exploitation du gaz de schiste. Pendant ce temps, l'exploration pourra continuer. Car pas question de moratoire! Dans le plus pur style république bananière, la ministre Normandeau déclare: «Nous ne voulons pas d'un moratoire qui ferait fuir l'industrie».


Le tréfonds du problème

Le fin fond du problème, c'est la philosophie du free mining qui sous-tend la Loi sur les mines. Une loi qui permet à nos gouvernants de livrer une richesse collective à des entreprises privées pour un plat de lentilles. Les lentilles, ce sont ces «jobs de porteurs d'eau et de scieurs de bois» considérés par des gouvernants paresseux comme un moyen facile de combattre le chômage régional. Et pourtant : ces énormes richesses que recèle le sous-sol québécois sont un bien collectif, tout comme la ressource hydro-électrique démocratiquement rapatriée en 1962.

«La nationalisation de l'électricité, est-ce que c'est possible?» C'est la question que René Lévesque a posée alors à des économistes québécois, dont Jacques Parizeau. Après avoir étudié tous les aspects de la question, ils ont eu la compétence et le courage de dire oui. Tous les gouvernements du Québec antérieurs à celui de Jean Lesage - exception faite de l'intervention initiale d'Adélard Godbout en 1944 - avaient laissé les compagnies privées s'emparer de la ressource hydraulique à leur guise et profit. En 1961, quand Lévesque prend en charge le nouveau ministère des Richesses naturelles, il fait deux constats. Premièrement, que le secteur minier est «littéralement sous occupation étrangère» et qu'il «allait tâcher de le rapatrier peu à peu», ce qu'il commencera à faire en 1965 par la création de la Société québécoise d'exploration minière (SOQUEM). Deuxièmement, il constate que le secteur hydraulique exploité par 46 entreprises, dont une demi-douzaine de potentats de l'électricité, constitue «un fouillis invraisemblable et coûteux», anarchique et socialement injuste, qui laisse les régions périphériques mal desservies ou pas desservies du tout. Il en conclut qu'en toute dignité, seul l'État peut et doit gérer cette ressource efficacement pour le bien-être de toute la population et la promotion du développement industriel et technologique du Québec.

Dans son autobiographie citée ci-haut, René Lévesque écrit: «J'entrepris donc de m'attaquer d'abord à ce pan-là de notre dépendance». Il s'agissait de «concevoir un plan de décolonisation pour le secteur hydro-électrique». Il a réussi grâce à une volonté politique irréductible, et cela à l'encontre des élites économiques et politiques qui s'y opposaient. Grâce aussi à l'appui de la population enfin informée de ses droits. On connaît la suite : abondants bénéfices en dignité, en développement économique et technologique et en contribution au Trésor public. Selon le dernier budget gouvernemental, en 2009, Hydro-Québec a versé plus d'argent au Trésor public (4,7 milliards de $) que l'ensemble des entreprises privées (3,2 milliards), soit moins qu'elles en ont reçu en subventions et allégements fiscaux.


En finir avec une «complicité criminelle»

Et maintenant, quelqu'un peut-il répondre à la question suivante: qu'est-ce qui nous empêche, à nous tous qui «avons toléré trop longtemps les abus de la Loi sur les mines», de réclamer la réappropriation de ce bien collectif que sont nos ressources minières? Qu'est-ce qui empêche notre État - «l'État, c'est nous!», clamait Jean Lesage au temps du Maîtres chez nous - de reprendre le contrôle de ce bien collectif, dont le Québec a besoin pour financer ses acquis sociaux?

Un éditorialiste du Devoir, non connu comme journaliste de gauche, affirme, après avoir rappeler que ces ressources appartiennent à tous, que «laisser des compagnies les exploiter sans attendre autre chose en retour que des jobs temporaires, c'est faire preuve d'une complicité criminelle dans le pillage de la rente due aux générations futures» (Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, le 19 mai 2010). Une rente due à la présente génération également.

Quel parti incarnera le courage politique d'un René Lévesque pour rompre avec cette «complicité criminelle» et achever la tâche par lui entreprise de rapatrier le secteur minier, comme il l'a été fait pour le secteur hydraulique? Qui reprendra le flambeau du Maîtres chez nous?

Jacques B. Gélinas

Le 31 août 2010

mercredi, novembre 24, 2010

La vidéo du jour ! (du réalisateur masqué)

Très bien. (Bon, un petit côté propagande bébête à la The Wall, mais tout de même !...)

vendredi, octobre 15, 2010

spectacle-manifestation de la Coalition contre le projet de loi 103

Invitation au spectacle-manifestation de la Coalition contre le projet de loi 103
Le lundi, 18 octobre, à 18 h, devant les bureaux de Jean Charest, coin McGill et Sherbrooke (Métro McGill), à Montréal. Avec Daniel Boucher, Julien Poulin, Gilles Bélanger et plusieurs autres.

Membres de l'Union des artistes et grand public, vous êtes tous invités à ce spectacle-manifestation de la Coalition contre le projet de loi 103. Il s’agit du plus important rassemblement pour le français depuis la contestation de la loi 86, en 1993. Celles et ceux qui sont pour la pérennité de la langue française au Québec doivent bouger. Venez avec votre famille et vos connaissances ! C’est gratuit.

La Coalition regroupe une trentaine d'organisations*, dont le Parti Québécois, le Bloc Québécois, le NPD et Québec solidaire, ainsi que la Commission scolaire de Montréal, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et nombre de groupes pour le français, et, comme représentants du milieu syndical, la CSN, la CSQ, la FAE, la FTQ, la SFPQ, l'UNEQ et l'UDA.

C'est l'occasion de se mobiliser massivement !

Pourquoi le projet de loi 103?
Il y a quelques mois, la Cour suprême du Canada a invalidé la loi 104. Cette dernière colmatait une brèche de la loi 101: les écoles passerelles. La réponse du gouvernement du Québec est la loi 103, qui ne fait que rendre l'accès aux écoles passerelles un peu plus difficile. Il sera toujours possible d'acheter le droit de contourner la loi 101.

À cela, nous disons que notre langue n'a pas de prix : la loi 101 n'est pas à vendre!
Pour plus d'information :
Mémoire intitulé Loi modifiant la Charte de la langue française et d'autres dispositions législatives déposé par l'UDA à la Commission de la culture et de l’éducation dans le cadre de la consultation générale et des auditions publiques sur le projet de loi n°103
Mémoire déposé par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Mémoire déposé par le Mouvement Montréal français
* Organisations membres de la coalition :
Bloc québécois
Centrale des syndicats du Québec
Comité action indépendantiste et culturelle québécoise du Cégep du Vieux-Montréal
Comité souverainiste de l'UQAM,
Commission scolaire de Montréal
Confédération des syndicats nationaux
Conseil de la souveraineté
Fédération autonome de l'enseignement
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Impératif français
Jeunes Patriotes du Québec
Les Intellectuels pour la souveraineté
Mouvement des cégépiens pour le français
Mouvement des étudiants souverainistes de l'UDM
Mouvement étudiant pour le français-UQAM
Mouvement Lanaudière français
Mouvement Laurentides français
Mouvement Montérégie français
Mouvement Montréal français
Mouvement national des Québécoises et Québécois
Mouvement pacifique pour l'indépendance du Québec
Mouvement souverainiste du Québec
Nouveau parti démocratique
Parti Québécois
Québec solidaire
Rassemblement pour un pays souverain
Réseau de Résistance québécoise
Revue de l'Action nationale
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
SPQ Libre
Syndicat de la fonction publique du Québec
Union des artistes

jeudi, octobre 14, 2010

Sir Ti-Jean et sa gang qui s'apprêtent encore à nous en passer une...

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/10/14/001-loi-103-adoption.shtml


Je vous jure, lui, eux !...

Comment peut-on travailler à la disparition de sa langue, à la désintégration de son héritage culturel ?!

Tout se vend n'est-ce pas ? L'âme aussi.

J'espère que sous peu, on pourra enfin commencer à réparer les pots cassés par ces clowns !

vendredi, octobre 08, 2010

Gaz de schiste, qui tire les ficelles ? (André Bouthillier, L'Aut' Journal)

Quoiqu'en disent l'Union des municipalités et les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le Parti Libéral n’a pas improvisé sa démarche d'exploitation des gaz de schiste ou de shale en territoire québécois. C’est un plan orchestré depuis longtemps.

Il faut se souvenir qu'Hydro-Québec avait préalablement reçu le mandat d’étudier et de voir au développement du pétrole et du gaz au Québec. Comment? Vous aviez déjà oublié? 1997, sous la gouverne du très conservateur et aide de camp de Mulroney, j’ai nommé le très « lucide » Lucien Bouchard.

Donc, le 1er janvier 1997, 40 ans après s’être départi du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec se portait acquéreur avec une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. Sitôt fait, Hydro-Québec passait sous le giron d'André Caillé qui, trois mois plus tôt, quittait le poste de PDG de Noverco pour devenir le principal dirigeant de la société d'État québécoise.

L’opération s'inscrivait dans une stratégie de convergence prônée par MM. Caillé et Bouchard afin de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain...

(... Suite)

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2556

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Tiens tiens tiens, le chat sort du sac ?...


(Merci à Dieudiesel pour le lien sur Twitter)

Gaz de schiste, qui tire les ficelles ? (André Bouthillier, L'Aut' Journal)

Quoiqu'en disent l'Union des municipalités et les partis de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le Parti Libéral n’a pas improvisé sa démarche d'exploitation des gaz de schiste ou de shale en territoire québécois. C’est un plan orchestré depuis longtemps.

Il faut se souvenir qu'Hydro-Québec avait préalablement reçu le mandat d’étudier et de voir au développement du pétrole et du gaz au Québec. Comment? Vous aviez déjà oublié? 1997, sous la gouverne du très conservateur et aide de camp de Mulroney, j’ai nommé le très « lucide » Lucien Bouchard.

Donc, le 1er janvier 1997, 40 ans après s’être départi du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec se portait acquéreur avec une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. Sitôt fait, Hydro-Québec passait sous le giron d'André Caillé qui, trois mois plus tôt, quittait le poste de PDG de Noverco pour devenir le principal dirigeant de la société d'État québécoise.

L’opération s'inscrivait dans une stratégie de convergence prônée par MM. Caillé et Bouchard afin de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain...

(... Suite)

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2556

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Tiens tiens tiens, le chat sort du sac ?...


(Merci à Dieudiesel pour le lien sur Twitter)

jeudi, octobre 07, 2010

Stratégie de la médiocrité, 8 ), Noam ? Est-ce que ce pourrait aussi être la politique du nivellement par le bas ?...

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/201010/07/01-4330275-les-limites-de-la-mediocrite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4330267_article_POS1


Si le ministère de l'Éducation me désespère souvent, j'ai foi en l'enseignement quand je vois des professeurs de français entêtés comme Benoît Paquin. Des profs qui refusent de se complaire dans la médiocrité trop souvent cautionnée par le Ministère lorsqu'il est question de l'évaluation du français au secondaire. (Rima Elkouri, La Presse)

Benoît Paquin est professeur à l'école secondaire Jacques-Rousseau à Longueuil. Il aime beaucoup son travail. Mais comme bien des profs de français, il aime beaucoup moins la stratégie de nivellement par le bas souvent adoptée par le Ministère.

«Il y a des limites à la médiocrité.» C'est ce que s'est dit ce prof quand il a appris que les finissants de cinquième secondaire avaient droit, depuis le printemps 2010, à un nouvel examen ministériel aux exigences réduites. La rédaction d'un texte argumentatif étoffé avait alors été remplacée par la composition d'une simple lettre ouverte...

* * * * * * * * *

Ou celui d'Ariane Lacoursière :

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201010/06/01-4330267-trop-facile-le-nouvel-examen-de-francais.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1

Soupçonnant que la nouvelle épreuve uniforme de français de cinquième secondaire, imposée depuis juin dernier par le ministère de l'Éducation (MELS), était trop facile, un professeur de la rive-sud de Montréal a fait passer cet examen à ses élèves de quatrième secondaire le mois dernier. À sa grande surprise, la majorité de ses jeunes, qui ne maîtrisent en fait que les compétences de la troisième secondaire, ont réussi haut la main l'examen ministériel.

«Mes conclusions vont au-delà de ce à quoi je m'attendais. Le nouvel examen de cinquième secondaire a été réussi facilement par plusieurs de mes élèves qui n'avaient qu'un bagage de troisième secondaire... J'ai prouvé que la nouvelle épreuve est beaucoup trop facile», explique Benoît Paquin, qui enseigne le français en quatrième et cinquième secondaire à l'école secondaire Jacques-Rousseau à Longueuil.

En septembre, M. Paquin a demandé à ses nouveaux élèves de quatrième secondaire de composer un texte explicatif, comme ils ont appris à le faire en troisième secondaire, et d'y ajouter «un peu d'opinion». Il a d'abord corrigé ces textes en utilisant la grille de l'ancienne version de l'épreuve uniforme de français. Ses élèves ont ainsi obtenu une moyenne de seulement 57%.

Il a ensuite corrigé les textes de ses élèves en utilisant la grille du nouvel examen ministériel, imposé depuis juin. Résultat: les jeunes ont obtenu une moyenne de 72%...

Noam Chomsky en bref : les dix stratégies de manipulation des masses


Les dix stratégies de manipulation de masses

Noam Chomsky
Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.



Image by: thelast minute
PressenzaBoston, 9/21/10PRESSENZA Boston, 21/09/10

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions



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Ouch. Entendre des vérités qu'on préfère ne pas entendre égratigne toujours un peu les tympans...

mercredi, octobre 06, 2010

Sorry, I don't speak french (Émilie Dubreuil, Urbania)

Je vis dans un quartier branché, habité par des redingotes hassidiques, des robes de deuil portugaises et les jupes à «raz le plaisir» de filles venues de Toronto pour flâner indéfiniment dans nos rues accueillantes.

Il y a cent ans, le Mile End était une petite ville indépendante avec son hôtel de ville, son église et une population majoritairement canadienne française. Au détour de la Seconde Guerre mondiale, les Juifs sont venus s’y installer en si grand nombre que la langue parlée par la majorité était le Yiddish. Au cours des années 1970, les Italiens et les Portugais y ont peu à peu remplacés les Juifs partis s’installer dans l’ouest et ont ouvert des commerces. Si bien qu’on retrouve, chez nous, les meilleurs cafés Italiens, des épiceries portugaises, des boucheries hébraïques et les meilleurs bagels au monde. Un quartier formidable donc et qui attire, pour cette raison même, une nouvelle ethnie toute blanche : le Canadien anglais. Mais attention, pas n’importe quelle sorte : l’alter mondialiste/écolo/ conscientisé/ artiste/et curieux de tout…sauf de la société québécoise. Il y a quelques années déjà que j’étudie cette ethnie avec attention et je m’étonne encore de l’incontournable : «Sorry, I dont speak french» prononcés par des êtres aussi scolarisés qui disent avoir choisi de vivre à Montréal, P.Q. parce que la ville vibre distinctement de Toronto, Halifax, Calgary ou Vancouver...
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D'accord avec Émilie Dubreuil. Je trouve aussi qu'on n'accorde pas à nos langue et culture le respect qui leur est dû. Et c'est vrai dans le Mile End, sur le Plateau, dans Rosemont... et sous peu dans un dépanneur près de chez-vous.

vendredi, octobre 01, 2010

Autre son de cloche dans un registre rapproché

http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328683-ma-belle-province-tu-vieillis-mal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1


À part peut-être le manque de méfiance de M. Bolduc face à la fragilité du français et de notre culture face à l'anglais omniprésent, je retrouve le gros bon sens beauceron qui semble tant faire défaut ces temps-ci !...

mercredi, septembre 29, 2010

Prends garde, Ti-Jean !... Jésus is watching you...








Enfin, serait-on en train de commencer à se réveiller ?!!!...

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/297123/tension-extreme-a-saint-hyacinthe


Dieu merci ! Dites-moi pas qu'on commence à être tannés de se faire manger la laine sur le dos, de se faire berner à tour de bras par ce gouvernement !!!

Y'a des limites à se faire passer des sapins ! Quel soulagement de voir des gens se lever et dire que ça suffit.

J'espère que l'Histoire se souviendra de M. Charest et de sa gang comme d'une bande de petits magouilleurs sans envergure ni vergogne ayant fait primé leur intérêt personnel au détriment des intérêts supérieurs de la collectivité. Avec ce clown-là, on a presque reculé jusqu'à l'époque de Duplessis.

J'espère qu'aux prochaines élections on saura se doter d'un gouvernement moins pathétique et corrompu.

lundi, septembre 27, 2010

Le Bonhomme Carnaval enfin expliqué !

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/yves-boisvert/201009/26/01-4326828-le-bonhomme-carnaval-enfin-explique.php


Woah, le Québec, province la plus corrompue du Canada! Quel scoop, mesdames et messieurs, faut lire le Maclean's!

«Comme les politiciens et experts de tous horizons politiques l'ont dit au Maclean's, l'histoire de la corruption est si longue et profonde au Québec qu'elle a nourri une culture de méfiance de la classe politique.»

Quels sont donc ces experts et politiciens? Un prof d'éthique de Toronto, Amir Khadir à gauche, Éric Duhaime à droite et un député libéral.

Nous voilà couverts.

Inutile, en fait, de faire la démonstration de la prévalence de la corruption au Québec: c'est un fait bien établi, de commune renommée à Toronto.

Oh, certes, seulement depuis que je pratique ce métier, trois premiers ministres de la Colombie-Britannique sont partis sous un nuage d'allégations criminelles, sinon carrément des accusations. L'auteur le mentionne d'ailleurs, tout comme le scandale inaugural du Canada, pour ainsi dire, l'affaire du Canadien Pacifique, qui envoya John A. MacDonald lui-même devant une commission d'enquête.

Car nul territoire au monde n'est totalement à l'abri de la corruption.

Mais au Québec, la chose est plus profonde, nous apprend-on. C'est un peu dans la psyché collective, voyez-vous. Et l'auteur de rappeler les belles années de «patronage» de Maurice Duplessis, de citer la commission Cliche sur la construction, les histoires de l'hôtel de ville de Montréal, les commandites et j'en passe.

Il ne manque au palmarès que l'affaire des culottes à Vautrin.

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Qu'importe, le but de cet article n'est pas de démontrer ce que tout le monde sait. C'est d'enfin nous fournir une explication sociologique.

Pourquoi donc ces Québécois sont-ils comme ils sont?

Eh bien, c'est la faute du nationalisme. Pendant qu'on débat sans cesse de la place du Québec dans le Canada, personne ne surveille les magouilleurs.

Voilà le Bonhomme Carnaval enfin expliqué - n'est-il pas le symbole de l'hédonisme niais de ce peuple sans moralité?

L'auteur souligne d'ailleurs habilement que Maurice Duplessis, comme par hasard, était extrrrrêmement nationaliste. Oui, madame. Ceci explique cela!

On aurait du mal, pourtant, à trouver un gouvernement plus propre que celui du Parti québécois de René Lévesque (1976-1985), qui a fait voter la loi la plus sévère sur le financement des partis politiques. C'était une exception qui confirme la règle, je suppose.

Le rédacteur en chef Andrew Coyne nous explique une autre raison du degré de corruption québécois: les médias québécois sont allergiques à l'autocritique constructive et voient toute exposition des tares nationales comme du Québec bashing.

Ce sont pourtant des médias d'ici qui ont exposé la collusion dans l'industrie de la construction, qui réclament une commission d'enquête sur le sujet, les liens avec le financement politique, etc. Où est donc cette complaisance pathologique du Québec?

On dira qu'elle est, par exemple, dans ce texte. Ah! On le sait ben, suffit de critiquer le Québec à Toronto et les indigènes s'énervent. Qu'est-ce qu'on doit se bidonner de voir le Bonhomme Carnaval menacer de poursuivre le magazine!

Sauf que dans les ambassades, dans les consulats, ce genre de merdes sociologico-journalistiques tiennent lieu de vérité. Pensez, c'est écrit dans le Maclean's!

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Il se peut fort bien, remarquez, que la corruption soit plus répandue au Québec. Encore faudrait-il le démontrer avec un minimum de rigueur. Et si oui, à quel point?

Il y a des indicateurs de corruption, des organismes se penchent sur le phénomène et comparent les pays entre eux. Encore faut-il se fonder sur des données, pas seulement une collection de manchettes.

Peut-on dire que le scandale des commandites était pire que celui des Ressources humaines? Personne ne se souvient des Ressources humaines, parce qu'il n'y a pas eu de commission d'enquête, mais on avait englouti partout au Canada 1 milliard dans des projets bidon et les médias parlaient du «plus gros scandale» de l'histoire canadienne en 2000.

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J'ai pensé écrire un article qui commencerait comme ceci: Bre-X! Nortel! Conrad Black! Les institutions de surveillance boursières de Toronto sont les pires du monde! D'après un historien de Chicoutimi, c'est parce qu'il y a dans la psyché canadienne-anglaise une avidité telle qu'on a fermé les yeux complaisamment, laissant ainsi disparaître des milliards en Bourse. Je citerais ensuite le défunt Robert Cliche, celui de la commission, qui disait: en bas de 20 000$, c'est de la fraude, au-dessus, c'est de la haute finance. Pas mal, non?

Ou, plus punché encore, bien que tout aussi stupide: Pickton! Olson! La Colombie-Britannique est la terre des tueurs en série canadiens! D'après un psychologue de Trois-Rivières, c'est à cause de la pluviosité.

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La condescendance coloniale fait toujours recette quand il s'agit d'expliquer le Québec à Toronto. Les vieilles thèses des années 50 de Pierre Trudeau - le lien entre nationalisme, étroitesse d'esprit, moeurs politiques corrompues, etc. - sont indémodables.

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C'est un excellent article, il va sans dire. Yink à lire on voit ben !

Par ailleurs, c'est davantage de la légitimité de l'article et des allégations de Maclean's dont on parle aujourd'hui. Du moins ici, chez-nous.

"Notre caca pue pas plus que le vôtre !", "Qui êtes-vous pour nous dire qu'on pue", "C'est pas vrai; on pue pas tant que ça", "Lui qui le dit c'est lui qui l'est !..."

C'est drôle, j'ai envie de prendre les choses par l'autre bout de la lorgnette et de plutôt profiter de l'occasion pour, justement, humer l'air avec un surcroît d'attention.

Je l'ignore, si les choses sont pires ou meilleures qu'ailleurs, côté corruption. Je croirais que c'est pire en Italie ou en Sicile. Fort probablement mieux en Norvège ou en Finlande. Est-ce que c'est pire ici qu'en Ontario ou en Colombie Britannique ? Possible même que ce soit possible ! Je sais une chose par contre : c'est pire qu'avant. Je ne parle pas de l'époque de Duplessis, je parle d'il y a quelques décades seulement. Je me souviens d'une époque pas si lointaine où le gros bon sens et la cohésion sociale prévalaient. On n'en entendait pas à tous les jours dans les médias, des histoires d'horreur où oncle Albert est porté disparu avec l'argent de la collecte, où tonton Franky obtient pour 3/4 de milliards de dollards de contrats avec le parti libé... le gouvernement, où des juges sont nommés au terme d'un obscur procédé flirtant d'assez près merci avec la sphère politique - non non, ce n'est pas prouvé par contre ! - , où tonton Tony, ministre de la famille, est forcé de démissionner, pas vraiment à cause de ses agissements comme parce qu'il s'est plutôt fait prendre la main dans le sac, où des multinationales tournent la chante-pleure de nos villes, embouteillent l'eau et nous la revendent avec la bénédiction de nos dirigeants, où les rues deviennent grouillantes de pauvres réduits à la mendicité, tant et tellement qu'ils en deviennent achalants alors que de l'autre côté de la rue on assiste à des spectacles d'une surprenante opulence immobilière, où...

Bref, avant de questionner la légitimité, la pertinence ou l'exactitude des accusations, il me semble que ce qui me trouble d'abord et avant tout, c'est qu'il y a sacrément de boucane dans l'air actuel pour que j'écarte du revers de la main l'hypothèse d'un feu qui couve... Et pas qu'à peu près !!

En fait le tison progresse si sournoisement que je me demande si on n'a pas été asphyxiés entre temps... C'est vrai : quand le feu est pris quelque part, normalement, on se lève pour l'éteindre. Pas ici. Non. Ici, on reste assis en espérant pieusement qu'il meurt de sa belle mort, se résorbe de lui-même. Mais on s'offusque au quart de tour si on se fait dire que la fumée sort par nos fenêtres !



vendredi, septembre 24, 2010

Platô - la revanche !

J'essaie de comprendre, de mettre le doigt dessus, de m'expliquer ce qui s'est passé, à quel moment, d'identifier l'instant où la soupe a tournée, où le sirop fut gâché, aspiré par la suite d'une réaction à laquelle il ne pouvait plus que participer, mû par un catalytique élan d'entropie... J'essaie. Chaque jour depuis mon retour. De comprendre pourquoi ou à tout le moins d'identifier tous les paramètres qui ont changé et ont fait d'une équation dont le résultat était autrefois positif une hyperbole qui plonge incompréhensiblement vers le négatif...


Je me souviens de toute la joie nouvelle des découvertes, de l'inédit et du spontané, des coloris inédits jaillissant sous les pinceaux de la mixité, d'une ville aux ruelles pauvres mais vivantes, fleuries de cris d'enfants. Vivre se dansait sous des chants d'espoir. Et bien qu'imparfaite, toujours une main tendue d'humanité se dressait sur ta route. il y avait une cohésion, une barrière que la réalité ne franchissait par-delà l'illusion multiforme, comme un gamin qui joue à la guerre jusqu'à ce que la faim le ramène souper avec ses ennemis.

Mais aujourd'hui, aujourd'hui ! d'infinies étendues de sable devant mes yeux! Un sable fin, cristallin parfois, de toutes couleurs unies - go Bennetton ! - dont la patiente fragmentation a conduit au désert uniforme. Chaque grain identique au suivant, aussi dissocié, indifférent, dont la conviction en lui-même est l'essence même du désert qui se départage sur tous les horizons...

Il ne reste plus qu'un leitmotiv : cette insatiable soif du négoce, de l'objet que tu te dois d'acquérir simultanément au bonheur. Tu n'as plus d'essence; tu n'as plus droit d'existence qu'en cette jeunesse flamboyante, perpétuellement interchangeable, mais si vide, ô si vide ! dont seule la folle allure permet de croire au décor, à un paysage qui crevasse de partout. La vitesse effrénée est une condition sine qua non ! Les nouveaux souliers ne prennent plus de pauses et sonnent fort et creux tels des tonneaux vides; les nouveaux visages se portent dans le vent, bien fermés, débordants et durs comme des poitrines frais refaites. C'est la parade atomique ! Ondulons sur toutes les fréquence de l'argent, d'un verbe étranger, communisme au marketing triomphant. Logorrhons à tue-tête tous nos appétits et ceux que nous ignorions, longuement planifiés, chaque heure découverts; confondons la liberté avec d'invraisemblables anarchies.

Et savourons plus que tout notre démocratique chance. N'oublions pas que, sur le bulletin, you're totally free
to chose one of these...

vendredi, mars 12, 2010

Le Web 2.0, ou l'art de tourner en rond autour de soi-même...



(Voir site... - petit CMS construit pour mon amusement)

Bon. Astheur qu'on maîtrise les moyens, plus aucun contenu !...

Ben faite, hein ?

jeudi, février 25, 2010

Février...

Il faudrait vraiment faire quelque chose ! Démarrer une pétition, fonder un parti politique contre lui, le déclarer illégal, proposer un moratoire, réciter des incantations, le rayer de tous les calendrier, faire un échange de pays avec la population d'Australie, organiser une distribution massive de somnifères, le découper en onze et le partager avec tous les autres mois, bâtir un gros pont à six voies jusqu'à Cuba, le bannir de la langue française, annihiler son concept, le vendre aux Américains, l'expédier dans l'espace, l'enfouir avec des déchets radioactifs ou le jeter par-dessus bord en plein centre de l'Atlantique...


On ne peut pas continuer à se taper ce mois-là comme ça sans réagir année, après année, après année, après année...

Faut faire quelque chose. Quelqu'un a une idée ?

Super-héros

http://en.tackfilm.se/?id=1266967367676RA93


Héhé.